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#071 – Un pour tous

Vous avez dû le constater depuis le temps : je ne suis pas très branché « vieux jeux ». La très grande majorité des jeux que j’ai pu traiter jusqu’ici datant majoritairement des années 90, 2000 et 2010, mais bien plus rarement avant ça (tout au plus des années 80, et plutôt vers la fin de cette décennie que vers son début).
D’une part, parce que c’est souvent plus difficile de retrouver des archives de jeux des années 60 ou 70 ; et d’autre part, parce que ces jeux ont été conçus à une époque où leur principe restait encore assez simpliste, et où les codes télévisuels de l’époque ne sont plus du tout en vigueur aujourd’hui. C’est triste à dire, mais ils ont vieilli…
Néanmoins, je garde quand même un certain respect pour eux, parce qu’avant de faire des jeux élaborés comme on en a désormais l’habitude (quoique certains des années 2010 et 2020 restent encore très simplistes…), il avait bien fallu passer par les années 60 et 70. Tout comme, pour les jeux vidéo, il avait bien fallu passer par Pong et Space Invaders avant d’arriver à Skyrim ou The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Et le jeu qu’on va traiter aujourd’hui est totalement dans ce cas de figure, étant donné qu’il s’agit d’un remake, remis au goût du jour, d’un jeu des années 60.
Un pour tous, diffusé sur France 2 en 1993-1994 et présenté par Christian Morin et Cendrine Dominguez, est en effet un remake assumé de La tête et les jambes, jeu imaginé par Jacques Antoine et diffusé de 1960 à 1966 et de 1975 à 1978.
D’ailleurs, au-delà de ce remake, LTELJ a également influencé d’une certaine manière d’autres émissions, en particulier les jeux d’aventure, où on trouve certaines réminiscences de ce concept : dans La chasse aux trésors, on avait ainsi des candidats bien installés en studio qui réfléchissaient aux énigmes, pendant que Philippe de Dieuleveult était sur le terrain ; et dans Fort Boyard, on avait l’intellectuel qui devait répondre aux énigmes du Père Fouras, et le reste de l’équipe qui se chargeait des épreuves plus physiques.
C’est pour ça qu’avant de parler du jeu d’aujourd’hui, je vais me permettre de faire un petit aparté sur son matériau de base…

Un mot au sujet de La tête et les jambes…


Bon, je vais être franc : je n’ai pas eu l’occasion de voir à quoi ressemblait une émission entière de LTELJ. Comme je le disais en introduction : à moins que l’INA n’ait la gentillesse de mettre des émissions intégrales à disposition sur YouTube, trouver des archives de l’époque n’est pas chose aisée, étant donné que les magnétoscopes n’étaient pas encore à la portée de tout le monde (et que les possesseurs de cassettes ne les numérisent pas toujours après…) ; et tout ce que j’ai pu trouver au sujet de l’émission, ce sont des extraits. Qui permettent de se faire une idée, mais pas non plus de pouvoir émettre un jugement sur l’émission en entier ou sur l’ensemble de ses aspects.
Donc… tout ce que je peux faire, c’est en juger le principe. De toute façon, en ce qui concerne des éléments comme l’habillage, la mise en scène ou la gestion du rythme, je pense que tout ce que j’aurais eu à dire, c’est qu’on sentait qu’on était à une époque différente, durant laquelle on ne se préoccupait pas trop de ces choses-là.

Ce principe est simple : il associe deux candidats, un nommé « la tête », dont le rôle sera de répondre à des questions pointues ; et un nommé « les jambes », qui interviendra en joker si la tête a mal répondu. Notons toutefois qu’il peut parfois y avoir plusieurs candidats dans un rôle comme dans l’autre ; pour « les jambes », ça peut être le cas par exemple d’une épreuve sportive jouée en relais ; pour « la tête »… euh… joker ?
Le jeu consiste à répondre à répondre à 24 questions (réparties sur quatre émissions), portant sur un domaine précis. Pour chaque question répondue correctement, on progresse d’un niveau ; mais pour chaque mauvaise réponse, les jambes doivent effectuer une épreuve sportive, en faisant une performance minimum pour que la partie puisse continuer. Autrement, ça s’arrête là.
Si l’équipe arrive au bout des 24 questions, elle gagne 100 000 francs qui seront partagés en deux.


Côté tête : sur le plateau.

Chose amusante : j’ai longtemps cru que QVGDM avait « inventé » le format feuilletonnant, et le fait de faire potentiellement s’arrêter la partie à tout moment en cas d’erreur… mais en fait, LTELJ l’avait plus ou moins fait 40 ans plus tôt. Comme quoi…
Cependant, on sentait quand même que ce genre de formule se cherchait encore un peu. Parce que 24 questions pour atteindre le gros lot, je crois bien qu’aucun QVGDM-like n’a osé aller aussi loin… et, surtout, à moins que la page Wikipédia et celle de l’INA n’aient pas jugé utile de l’indiquer, ça semblait être du tout ou rien total, sans aucun gain intermédiaire ! Un peu sévère, non ? Je veux bien croire qu’à l’époque, on encourageait l’érudition et les niveaux de jeux élevés… mais il y a quand même des limites…


Côté jambes : sur le terrain.

Cela dit, oui, c’est nuancé par le fait que les erreurs ne sont pas éliminatoires ; et que la tête dispose également de jokers.
En effet, sur une émission, le candidat dispose de plusieurs droits à l’erreur, qu’il a la possibilité de jouer sur certaines questions pour lesquelles il n’est pas sûr de lui.
Et si, malgré ces droits à l’erreur, elle ne s’en sort pas sur la question posée, c’est justement là que les jambes entrent en scène, et doivent faire une certaine performance sportive pour pouvoir rester dans la course. Attention toutefois, elles ne peuvent visiblement pas être sollicitées plus de trois fois au sein d’une même émission…
Vu comme ça, c’est effectivement plus raisonnable… après, gardez bien en tête que tout ce que je dis est un peu à prendre avec des pincettes, faute d’avoir pu regarder autre chose que des extraits ; donc je ne saurais pas dire si tout ça était parfaitement équitable pour les candidats.

Autre point qui permet de nuancer cette difficulté : les candidats sont dans leurs domaines de prédilection respectifs.
Ainsi, la tête répond à des questions portant sur un thème qu’elle a elle-même choisi (ce qui n’est pas sans rappeler le format d’origine de la finale du Grand Concours ; et les jambes concourent dans la discipline sportive dans laquelle elles se sont professionnalisées.
Ce qui est une très bonne chose… même si je pourrais quelque peu chipoter sur ce qui permet de définir les performances minimum à réaliser pour rester en course lors des épreuves sportives. Parce que comparer de la course à pied avec de l’équitation, du saut en hauteur, de la pétanque, de la natation en relais ou du tir sous-marin (… je ne savais d’ailleurs pas que ça existait, comme quoi on en apprend tous les jours), c’est un peu mélanger des choux et des carottes, étant donné qu’il faudra fixer des critères de réussite précis pour chaque discipline… après, je ne m’y connais pas beaucoup en sport, et je pense que les performances minimum à réaliser n’étaient pas non plus définies de façon arbitraire, et qu’elles devaient être définies selon certains standards officiels.


Du tir sous-marin. Non seulement ça montre de la diversité dans les pratiques sportives à l’honneur, mais de plus j’aurai appris l’existence de cette discipline.

Et puis je ne vais clairement pas me plaindre de toute la diversité offerte par les différentes disciplines qui pouvaient être mises à l’honneur. Non seulement ça permet également à l’émission de sortir du plateau de jeu pour visiter différents terrains de sport ; mais de plus, je pense que ça aurait été clairement plus lassant de voir toujours la même…
Diversité d’ailleurs présente également du côté de la tête. Ce n’est certes pas toujours aussi impressionnant que pour les jambes, puisqu’on reste en plateau ; toutefois, on sent l’effort de vouloir accessoiriser certaines questions, même quand ce n’était pas forcément nécessaire dans l’absolu. Par exemple, pour une question où il fallait citer, parmi les cinq enfants proposés, ceux qui avaient été élevés par Madame de Montespan, on aurait juste pu se contenter de faire dire aux candidates « Oui » ou « Non » ; mais à la place, on a fabriqué et illustré des cubes afin de faire un système plus visuel. On pourrait également citer une émission où il fallait reconnaître des régions lunaires, avec un dispositif plutôt impressionnant pour l’époque.


Original comme dispositif, là où on aurait pu se contenter de demander des réponses orales.

Bref, sur le papier, je peux tout à fait comprendre que ce format ait eu du succès pour son époque. Il a beau être simple, il n’en demeure pas moins efficace, avec même ce côté précurseur de la formule QVGDM qui pouvait fournir un certain suspense, en particulier lors des performances sportives réalisées.
Et en l’état, je pense que ce concept aurait très bien pu continuer à tenir la route aujourd’hui, moyennant tout de même quelques ajustements, notamment au niveau de la difficulté et des enjeux (et d’une mise à jour de la gestion du rythme et de l’image, bien sûr).
C’était d’ailleurs un peu ce que comptait faire TF1 en 2010, en tournant des pilotes pour un retour du jeu. Mais ça n’a apparemment pas abouti… donc en termes de remise au goût du jour « officielle », il n’y a pour l’instant que Un pour tous, dont je vais à présent parler.


Un pour tous

Dans l’idée, Un pour tous reste du même acabit que LTELJ, avec une partie « tête » qui répondra à des questions, et une partie « jambes » qui tentera de rattraper les erreurs éventuellement commises.
Toutefois, dans la forme, ça va évoluer, en passant d’une formule QVGDM à une formule… Fort Boyard, plus ou moins. Comprendre par là qu’on va suivre une équipe, qui devra affronter un nombre prédéfini d' »épreuves », qui serviront à paramétrer ses chances de réussite lors de la finale. Autrement dit : le risque de perdre et d’arrêter la partie à tout moment disparaît, et l’équipe sera sûre de jouer jusqu’à la fin de l’émission… mais en contrepartie, elle devra tout de même être la plus performante possible durant celle-ci, pour maximiser ses chances de gagner la finale.

Et ce paramétrage va concerner principalement « la tête », qui prend cette fois-ci non pas la forme d’un seul candidat, mais de toute une équipe, composée de 4 candidats.
Car, en cas d’échec à une question et/ou de performance sportive ne permettant pas de le rattraper, l’équipe se voit amputée de l’un de ses candidats pour le reste du jeu. C’est un peu l’équivalent des candidats prisonniers de Fort Boyard, donc.


Au départ, ils étaient quatre ; à la fin… à eux de s’arranger pour rester les plus nombreux possible.

Les questions vont, à cette occasion, prendre une toute autre forme.
Déjà : exit les questions de « spécialité », on revient à de la culture générale. Ce qui est un peu plus cohérent avec le fait de faire jouer une équipe entière, dans la mesure où chacun de ses membres peut compléter les connaissances des autres (même si on perd l’originalité de la spécialité). Néanmoins, le jeu ne renonce pas à poser des questions pointues pour autant, certaines étant… vous verrez par vous-mêmes.
Et dans la forme également, ces questions restent complexes, car à l’instar de LTELJ, il ne s’agit pas juste d’une question/réponse, mais d’associer plusieurs réponses à plusieurs thèmes (comme les finales des premières versions de SVUBE) : par exemple, associer des villes à leurs spécialités, ou des dates à des événements historiques…
Avec une petite subtilité : à l’instar de la finale de Légal pas légal, on a un intrus parmi les différentes réponses. Ce n’est pas uniquement par sadisme, ça va avoir également un intérêt pour la validation.


Ah oui, quand je disais que les questions pouvaient être TRÈS pointues, je n’exagérais pas. Parce qu’associer des ordres religieux à leurs couleurs de robes respectives, j’imagine que très peu de gens feraient un sans-faute là-dessus…

Cette façon de poser les questions va être intéressante, dans la mesure où leur résultat ne sera pas binaire. Autrement dit, il n’y aura pas de « réponse » entièrement vraie ou entièrement fausse, mais il y aura des nuances.
Ce qui aura plusieurs intérêts :

  • déterminer le niveau de difficulté de l’épreuve que les jambes devront faire (ou si elles auront besoin d’intervenir) ;
  • faire monter la cagnotte avec plus ou moins d’argent ;
  • paramétrer la difficulté de la finale.

Je reviendrai sur le paramétrage de la finale en temps voulu. Concernant les autres impacts, ceux-ci seront les suivants :

  • Si l’équipe fait un sans-faute sur la question en cours : tout va bien, les jambes n’auront pas besoin de travailler, et la cagnotte grossira de 6000 F ;
  • Si l’équipe a commis une seule erreur : les jambes devront faire leur épreuve sportive en mode « facile », et on ajoute 3000 F à la cagnotte ;
  • Si l’équipe a commis deux erreurs : les jambes devront faire leur épreuve sportive en mode « moyen », et on ajoute 2000 F à la cagnotte ;
  • Si l’équipe a commis trois erreurs : les jambes devront faire leur épreuve sportive en mode « difficile », et on ajoute 1000 F à la cagnotte ;
  • Si l’équipe n’a trouvé aucune réponse : il n’y a pas d’épreuve sportive, mais un membre de l’équipe est directement éliminé par tirage au sort (et évidemment, la cagnotte ne bouge pas).

Vous comprenez donc pourquoi il y a à chaque fois un intrus parmi les réponses proposées : autrement, il n’y aurait pas de cas de figure « une seule erreur ».


Eh oui, les aiguilles, c’était la spécialité de L’Aigle, Desvres étant spécialisée dans la faïence. Les jambes vont devoir travailler, mais elles bénéficieront d’une épreuve plus simple, puisque c’est la seule erreur qui a été commise.

J’aime beaucoup l’idée de multi-paramétrage, à la fois pour le degré de difficulté de l’épreuve à réaliser et pour le montant de la cagnotte.
Quelque part, même si ce n’était pas nécessairement gênant d’avoir des cas de figure entièrement binaires dans LTELJ (ça l’était en revanche davantage eu égard de l’argent en jeu en mode « tout ou rien », néanmoins…), le fait de pouvoir davantage affiner cette mécanique est un aboutissement satisfaisant. On pourrait certes dire que ça rend plus difficile le fait de répondre à une question entièrement correctement, et que les jambes risquent donc d’être davantage sollicitées… mais n’oublions pas qu’en contrepartie, chaque question est susceptible de rapporter de l’argent (y compris en cas de bonne réponse seulement partielle), et qu’on passe de 24 à 6 questions au total. En fait, d’une certaine manière, on retrouve les 24 questions du format d’origine ici, si ce n’est qu’on les a condensées dans 6 thèmes différents, comportant chacun 4 éléments à relier.

Concernant les jambes, on n’a en revanche pas trop de changements par rapport au matériau de base, à l’exception du paramétrage de l’épreuve qu’elles devront réaliser à chaque fois.
Ce paramétrage va essentiellement jouer sur le critère temporel, en laissant plus ou moins de temps au candidat pour faire son épreuve : par exemple, parcourir 250 mètres en rameur en 42 secondes pour le mode facile, 40 pour le mode moyen, et 38 pour le mode difficile. Ca peut également jouer sur un nombre de cibles à atteindre dans le temps imparti, pour un sport qui s’y prête.
Cependant, là où on régresse légèrement par rapport à LTELJ, c’est qu’on perd la diversité des terrains de sport potentiels qu’on avait à la base, car l’ensemble de l’émission est tourné sur le même plateau de jeu, qui prend la forme d’un gymnase. Par conséquent, n’espérez plus voir de natation ou d’équitation parmi les épreuves qui étaient disponibles… et si vous voulez voir de l’aviron, il faudra vous contenter d’un rameur installé dans la salle.
Après, je reconnais tout de même que pour un plateau TV, ça reste assez atypique de prendre place dans un gymnase ; et même au niveau des contraintes logistiques pour installer le matériel nécessaire à chaque fois, ça a quand même dû leur demander des efforts certains. En outre, je reconnais également qu’organiser les épreuves en intérieur permet de ne pas subir les aléas météorologiques potentiels qui pouvaient survenir dans LTELJ. Donc Un pour tous s’en sort plutôt bien à ce niveau-là.


On nous présente les jambes qui accompagneront l’équipe avant de démarrer.

Six questions sont donc posées sur ce modèle.
Mais par conséquent, vous devez vous demander : que se passe-t-il dans le cas de figure où les candidats échouent à 4 questions et à leurs rattrapages, et que l’équipe est donc dépossédée de tous ses membres ? Eh bien… je n’en sais rien. N’étant pas tombé sur une émission où ce cas de figure a pu arriver, je ne saurais pas dire si la partie s’arrête à ce moment-là, ou s’il y a une règle empêchant d’éliminer des candidats quand il n’en reste plus qu’un, ou si le jeu s’arrange pour que ce cas de figure n’arrive jamais (même si cette solution-là serait clairement la moins esthétique, c’est plus ou moins ce que fait Fort Boyard aussi, donc bon…).
Après… j’imagine que c’est un cas de figure potentiellement suffisamment rare pour qu’il puisse arriver. Pas impossible non plus, mais je pense qu’il y a suffisamment de « filets de sécurité » mis en place pour que ça reste minime.

Une fois ces six questions posées et la cagnotte constituée, on passe donc à la finale. Les jambes prennent d’ailleurs part à la réflexion pour celle-ci, avec les membres de l’équipe qui n’ont pas été éliminés.
Pour la remporter (ainsi que la cagnotte qui va avec), il faudra trouver le nom d’une personnalité, à partir d’un certain nombre d’indices donnés.
Indices qui sont initialement au nombre de 5… mais ça, c’est à condition que l’équipe n’ait jamais échoué avant d’arriver jusqu’ici. Car lorsqu’elle perd un candidat, celui-ci part… en emportant un indice avec lui ! Donc si un candidat est éliminé, ça fait non seulement une tête pensante en moins, mais également un indice en moins ! Là encore, on sent l’analogie avec FB, où un candidat resté prisonnier avant la fin prive l’équipe non seulement d’un cerveau pour réfléchir sur le mot-code, mais aussi d’une paire de bras en moins pour rapporter de l’argent. Et aussi dans le fait que là encore, on a un nombre d’indices variable pour trouver la réponse finale, qui prend ici la forme d’une personnalité au lieu d’un mot-code.

Lorsque les indices sont dévoilés, l’équipe réfléchit alors durant le temps de réflexion alloué, et propose une réponse en fonction des indices. Si elle est correcte, elle remporte alors la cagnotte ; sinon… non.
Bon, je serais un peu hypocrite si je disais que ce côté « tout ou rien » n’était pas gênant, d’autant plus que c’est ce que je reprochais à LTELJ (même si c’était d’une manière différente). Et je pourrais rétorquer que c’est pareil dans FB, et que dans ce jeu-là, ça ne me gêne pas pour autant… mais ce n’est pas tout à fait la même chose.
FB dispose en effet d’un minimum syndical en cas de défaite, ce qui (il me semble) n’est pas le cas de Un pour tous de ce que j’en ai vu… mais bon, on pourrait se dire qu’il en a un, et le problème serait alors résolu. Mais, surtout, la recherche du mot-code de FB joue davantage sur le vocabulaire et la connaissance linguistique que sur la culture générale (même si celle-ci était toutefois un peu plus prépondérante au début des années 90, avec des indices portant davantage sur des références culturelles précises). Ici, en revanche, on est en plein dedans ; et, surtout, si on ne connaît même pas la personnalité de nom (et qu’on sait donc encore moins ce pour quoi elle est connue), on n’a aucune chance de gagner, là où les indices de FB sont davantage complémentaires et qu’on n’a pas forcément besoin de savoir ce qu’ils signifient tous pour trouver le mot-code.
Après… ça reste atténué par le fait que là encore, les candidats forment une équipe, ce qui maximise donc les chances pour qu’au moins l’un d’entre eux connaisse la personnalité en question ; d’autant plus que je n’ai pas l’impression que l’émission aille chercher de parfaits inconnus au bataillon non plus.


Bon, en revanche, je n’aurais pas du tout trouvé Jean Cocteau personnellement. Que je connais certes de nom, mais pour lequel je serais incapable de citer son œuvre

Total : 13,5/20

Si La tête et les jambes est une très bonne base pour inspirer des jeux TV, je dirais que Un pour tous en constitue un très bon aboutissement.
L’idée de faire suivre un parcours prédéfini, mais paramétrable, est quelque chose que j’apprécie particulièrement dans les jeux TV, dans la mesure où ça nécessite un certain degré d’élaboration lors de la conception. Et ce jeu a très bien su mettre à profit ce que LTELJ avait à proposer pour y parvenir.
Je pense néanmoins que si ce format-là n’a pas duré plus longtemps et est moins resté dans les mémoires, c’était peut-être car il devait être légèrement plus lassant à la longue, avec des disciplines sportives mises en avant un peu moins variées et une structure globale certes efficace mais un petit peu répétitive. Toujours est-il qu’une fois n’est pas coutume, ça reste une découverte que j’ai très appréciée.


Et pour la prochaine fois, on parlera d’un autre héritier spirituel de LTELJ… qui n’a certes pas été officiellement présenté comme tel, mais qui en a très certainement été beaucoup inspiré (d’autant plus qu’il nous provient lui aussi de la société fondée par Jacques Antoine).

garsiminium

Enchanté, moi c'est garsim. Bienvenue sur mon blog, où je parle de différents sujets, légers comme moins légers.

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