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#068 – Le grand tournoi de l’Histoire

Pour introduire le jeu d’aujourd’hui, je vais vous citer un certain journal :

A l’occasion des fêtes de fin d’année [2006], France 3 lance un nouveau jeu culturel en trois rendez-vous (les mercredis 27 décembre, 3 et 10 janvier), qui, selon Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, « abordera l’Histoire de façon ludique, compréhensive et attractive

Le Monde

« Le grand tournant de l’Histoire » [sic], animé par Vanessa Dolmen et Yves Calvi, mettra face à face quatre catégories de candidats : lycéens, élèves de grandes écoles et d’universités, téléspectateurs et personnalités représentant leur région (les treize régions du réseau France 3 et les DOM-TOM) s’affronteront pendant deux heures, sous le regard d’un jury d’historiens (dont Jacques Marseille), qui apporteront explications savantes et anecdotes. »

Alors, alors, alors. Après visionnage… je confirme que c’est à peu près conforme à ce qui était annoncé ; même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec le passage « abordera l’Histoire de façon […] attractive ». Parce que je pense que si j’avais suivi l’émission en direct au lieu de la rattraper en allant plus vite par moments, je me serais peut-être un peu assoupi… non pas que ce format soit rébarbatif (bon, on ne va pas se mentir, il l’est quand même si l’Histoire n’est vraiment pas votre tasse de thé), mais c’est surtout qu’il a vraiment du mal à décoller.
Mais je vous rassure, dès la seconde moitié du jeu, mon visionnage a regagné en intérêt, et j’ai même trouvé quelque chose de plutôt intéressant dans la mécanique, qui fait finalement de ce Grand tounoi de l’Histoire un jeu qui va un peu au-delà d’un simple quiz XXL (… même si ça en reste tout de même un).

Avec qui on joue ?

Première chose : les candidats ne sont pas n’importe qui. Divertissement de prime-time oblige, j’imagine.
C’est un total de 56 candidats qui va jouer, répartis en quatre rangées, et en quatorze colonnes. A chaque colonne correspond une région française (en incluant l’Outremer) ; et à chaque ligne, une catégorie de candidats. Oui, c’est une petite originalité de ce format : là où des jeux comme le Grand concours ou les spéciales de QPUC vont se spécialiser avec des animateurs, des humoristes, des enfants, des grandes écoles, etc. ; ici, on en aura quatre à la fois.

Ainsi, une rangée sera composée de téléspectateurs qui auront été sélectionnés en ligne ; une rangée, d’élèves de Terminale ; une rangée, d’étudiants de Grandes Écoles ; et une rangée, de… people. Je ne sais même pas pourquoi ça devrait m’étonner…
Cela dit, je reconnais tout de même quelque chose d’assez positif au sujet de cette dernière catégorie : je n’irai pas reprocher à ce jeu-là ce que je reproche habituellement quand des people sont présents. C’est-à-dire que cette fois-ci, je ne les trouverai pas intrusifs, ils ne chercheront pas à se mettre en avant à tout prix, et se feront même plutôt discrets. En fait, à part peut-être la légère emphase qu’on fait sur eux en montrant les candidats en train de réfléchir, et les quelques fois où on leur demandera de prendre la parole (Stéphane Bern notamment… bon, vu le thème du concours, ce n’est clairement pas injustifié)… on les traite vraiment comme les autres candidats. Ce qui, compte tenu du sérieux de l’émission, était clairement le meilleur parti à prendre.
Et je vous jure que ça me fait personnellement un bien fou de ne pas avoir ce sentiment d’agacement habituel que j’ai quand on fait venir des people dans un divertissement. Merci pour ça, Grand tournoi de l’Histoire.

Les interlocuteurs à qui l’on accordera davantage la parole seront finalement surtout les spécialistes présents sur le plateau, qui ont non seulement concocté les différentes posées, mais qui apporteront également des précisions une fois les réponses apportées.

En fait, globalement, ce jeu se permet assez peu de fantaisies. On a certes quelques moments où ça se  »  » « déchaîne »  » « , mais le terme mérite beaucoup de guillemets, parce qu’en comparaison d’un jeu comme QLMG par exemple, c’est extrêmement soft…
On sent vraiment qu’il tient à honorer un certain standing, à tel point qu’il fait peut-être légèrement trop solennel, pour le coup… mais je pense que je préfère tout de même cet extrême-là à l’extrême inverse du Grand concours quand il est à son pire niveau.

Au final, avec ces différentes divisons entre candidats, ce sera donc un grand concours à la fois régional, et selon les catégories. Il y aura bien un « grand gagnant » ; mais également, à chaque fois, un gagnant par catégorie.

La première phase : cumulons des points

C’est bien beau d’avoir autant de candidats ; mais comme il faut déterminer un gagnant (pour chaque catégorie), il va falloir procéder à une façon de faire des éliminations.
Et vu le style de format, la mécanique à la QLMG était a priori (malheureusement) la plus pressentie… sauf que ce n’est pas exactement à ça qu’on va avoir droit, mais plutôt à une variante.

En effet, la première phase du jeu va effectivement consister en une succession interminable de QCM à quatre propositions de réponse ; toutefois, personne ne sera éliminé ni durant celle-ci. Le but sera surtout d’accumuler des points, comme la manche 1 du Grand Concours, en somme ; sauf que personne ne sera éliminé non plus à l’issue de la manche. Ca viendra après.

Cette première phase de jeu va être composée de cinq thèmes, tous relativement précis. On a par exemple « Les repas de fête dans l’Histoire », « La monnaie »…
Avant de poser les questions à leur sujet, on va avoir droit à une petite séquence documentaire parlant du thème en question, pour appuyer le côté culturel du programme. Pourquoi pas.
Puis cinq questions vont être posées : la première vaudra 1 point, la deuxième 2, etc. Les réponses ne seront toutefois pas données immédiatement, on attendra que les cinq questions soient posées avant d’y revenir.

Petite originalité durant cette première phase de jeu : les différentes réponses des QCM ne sont pas désignées par des lettres ou par des chiffres (comme on a généralement l’habitude, par exemple dans Le grand concours), mais par des couleurs.
Ca peut paraître un peu bizarre comme choix, d’autant plus que c’est un peu plus long à énumérer et moins facile à identifier instinctivement… mais visuellement, c’est plutôt astucieux, car ça permet de voir en un clin d’oeil qui a répondu quoi parmi les participants. Enfin, sauf si vous êtes daltonien.


En revanche, si je puis me permettre, ça aurait été plus judicieux de mettre une autre couleur à la place de l’orange, qu’on a du mal à distinguer par rapport au jaune.
Idem pour le bleu, censé indiquer quels candidats n’ont pas donné de réponse, qui est trop proche du violet.

Alors… en termes de mécanique pure, j’ai un léger souci concernant le nombre de points en jeu.
En effet, comme je le disais, les questions ne valent pas toutes le même nombre de points… mais j’ai un peu de mal à voir ce qui le justifie dans ce contexte. Objectivement, toutes les questions sont des QCM à quatre propositions, donc il n’y a pas de gradation objective de la difficulté ; mais subjectivement… alors, c’est peut-être parce que je ne suis pas un crack en histoire (je me débrouille, mais à moins d’avoir de la chance, je ne devrais a priori pas répondre correctement à des questions trop pointues), mais je n’ai pas forcément trouvé que le nombre de points en jeu était proportionné à la difficulté. A certains moments, j’ai trouvé la question à 3 points plus facile que les deux précédentes…

Cela dit, on verra toutefois un peu plus loin qu’il y avait besoin que le nombre de points total en jeu soit relativement élevé. Donc, en soi, ce n’était pas anormal d’avoir des questions à 4 ou 5 points.

Je suis en revanche un peu moins fan de la question à 10 points qui vient conclure cette partie de jeu, et qui porte sur le cinquième thème à être joué. Ah oui, je n’en ai pas parlé, de celle-là ; mais, effectivement, le dernier thème en jeu est composé de 6 questions et non pas 5, et la dernière vaut 10 points.
Bien que ce soit censé faire la transition avec la manche suivante où les enjeux seront davantage élevés, je ne trouve pas justifié qu’on donne davantage d’importance à ce thème-là en particulier par rapport aux autres avec cette question supplémentaire. Ca casse un peu le côté « semi-généraliste » qu’on pouvait avoir jusqu’ici.


Après chaque thème, on nous présente rapidement les meilleurs candidats de chaque catégorie…

… ainsi que le classement des régions.

Néanmoins, si je devais citer le principal problème de cette première phase de jeu… c’est qu’elle est longue. Et à l’instar du Grand Concours, c’est plutôt dommage, dans la mesure où ce n’est pas la partie de jeu la plus intéressante. En matière de mécanique, j’entends : car thématiquement parlant, ça reste intéressant pour ceux qui aiment l’Histoire, et on sent que l’émission fournit des efforts pour rythmer un peu cette partie-là, avec notamment les magnétos thématiques.
Mais au global, cette première partie dure quand même une heure, tout en étant assez répétitive. Le rythme n’est pourtant pas si mal géré ; mais on s’ennuie tout de même un peu, sur une telle durée. C’est le lot commun de tous les jeux « à la QLMG », j’imagine.

Ca reste toutefois à relativiser. Si je compare à nouveau au Grand Concours, et en particulier les dernières saisons, c’est largement plus supportable que tout le blabla des people, et surtout bien plus solennel.
On sent que les candidats et le duo d’animateurs sont conscients qu’il ne s’agit pas d’un divertissement lambda (enfin, pire que ça : une émission un minimum sérieuse que les producteurs font passer pour un divertissement lambda). A choisir, je préfère mille fois le sentiment de lassitude de la première phase de LGTDLH à l’irritation procurée par des people qui déconnent et une Alessandra Sublet qui bat des records de jemenfoutisme quant au matériau qu’elle anime.

Et puis le fait d’accumuler potentiellement autant de points durant cette première phase a son importance.
Car le but de cette première partie de jeu n’est pas d’écrémer des candidats, mais de leur permettre de capitaliser le plus de points possible afin de passer la seconde phase plus confortablement.
Là où ça n’apportait rien de bien particulier pour Le Grand Concours (oui, je me sens d’humeur à casser des briques sur la façon dont cette émission a évolué dans le mauvais sens, mon article de la dernière fois n’a pas suffi) de volontairement prolonger sa première manche en la faisant passer de 15 à 20 questions, puisqu’in fine le but y est juste de garder les six meilleurs candidats.

La seconde phase : écrémons les candidats !

Oui, il va quand même bien falloir se décider à se séparer des candidats les moins bons, étant donné que le but, c’est tout de même de déterminer des vainqueurs.
Ce qui va être l’objectif de cette seconde phase de jeu.

Niveau format, on reste sur des QCM à 4 propositions, ça ne change pas.
En revanche :

  • les questions ne sont plus associées à un thème en particulier, et peuvent porter sur un peu de tout ;
  • le nombre de points en jeu devient subitement plus élevé, avec des questions à 20 points ;
  • et à l’issue de chaque question, on élimine les deux candidats qui ont le moins de points pour chaque catégorie.

Concernant ce dernier point, c’est pour moi l’une des meilleures idées de ce jeu. Prises indépendamment, les manches 1 et 2 n’ont rien de spécialement original ; mais ensemble, leur intérêt est accru.
Contrairement à une formule à la QLMG où la moindre erreur est directement éliminatoire (ce qui rend le format très punitif, en donnant de l’importance à absolument chaque question, sans laisser aux candidats la possibilité d’utiliser des jokers), ici, on laisse aux candidats l’opportunité de se forger un capital de points en phase 1, afin de mieux affronter les éliminations potentielles de la phase 2. L’idée est très intéressante.


Notons le nombre de points en jeu nettement plus élevé.

Pour la mise en application, en revanche… je suis légèrement perplexe. Bien que les questions ne dépendent plus de certains thèmes et deviennent davantage généralistes, chaque question a désormais une importance un peu trop démesurée.
Je comprends certes l’idée : mettre la pression aux candidats, et faire en sorte que les scores à l’issue de la phase 1 constituent un avantage pour aborder la manche plus sereinement, sans pour autant qu’ils ne soient une garantie de la survoler.
Sauf que là, encore une fois, je ne trouve pas en quoi ces questions-là en particulier méritent de valoir plus de points que celles de la première phase, alors que leur niveau de difficulté n’est pas sensiblement plus élevé non plus. Enfin… à nouveau, jauger un niveau de difficulté, à ce niveau-là, ça reste subjectif.


Eh oui, avec huit candidats éliminés par question, ça va vite.

Et c’est assez paradoxal que je dise ça, mais… si je reprochais à la phase 1 de s’étendre un peu trop, je trouve que cette phase 2 est au contraire très expéditive, à cause des scores en jeu trop élevés et des huit éliminations systématiques après chaque question.
Je pense que ça aurait été plus judicieux d’avoir une manche 1 légèrement plus courte, et en contrepartie une manche 2 un peu plus longue, avec des questions valant moins de points, et un seul éliminé au lieu de deux pour chaque catégorie.


Sinon, à partir de cette manche, les candidats éliminés sont indiqués en… vert.
Je ne comprends absolument pas votre logique colorimétrique. Depuis quand on associe la couleur verte à quelque chose de négatif ? Une couleur plus neutre n’aurait pas été plus judicieuse ?

Bref, après seulement six questions, on écrème 48 candidats (rien que ça !), de sorte qu’il n’en reste plus que deux par catégorie pour la finale.

La finale

Pour la finale, on fait s’affronter, pour chaque catégorie, les deux meilleurs candidats.
A l’instar du Grand concours, chaque candidat a pu donner sa spécialité en amont à la production, de sorte que les rédacteurs puissent leur préparer des questions sur mesure. En revanche, on n’aura cette fois-ci pas d’enrobage original avec des cases à mémoriser ou autre chose du genre, mais juste trois questions par candidat portant sur le thème qu’ils ont choisi.
Bon, même sans l’enrobage, j’apprécie tout de même beaucoup l’idée de faire jouer les candidats sur leurs spécialités ; surtout après une manche 2 où les questions prises individuellement avaient un peu trop d’importance, et étaient trop peu nombreuses à mon goût pour mettre en avant le côté « généraliste ».

D’autant plus que cette fois-ci, il n’y a pas de QCM, la réponse se fait cash. Et les questions valent, encore une fois, davantage de points, qui seront cumulés avec tous ceux déjà acquis par les candidats jusqu’alors.
Les trois questions vaudront, respectivement, 40, 60 puis… 100 points, rien que ça.


100 points, rien que ça !

Alors, autant le fait d’avoir un enjeu plus élevé à ce stade du jeu ne me dérange pas (au contraire) ; autant, encore une fois, je ne comprends toujours pas ce qui justifie d’avoir de tels écarts au niveau des points en jeu. Décidément, ce jeu a vraiment la sale manie d’attribuer des scores qui se différencient les uns des autres pour le « fun »…
Bon, à nouveau, j’imagine que c’est parce que les spécialistes qui ont élaboré les questions avaient en tête l’idée de faire une difficulté graduelle… mais vu que le niveau global reste assez pointu, ça ne se ressent pas particulièrement, surtout pour les profanes que nous pouvons être.
Et puis, même sans ça, je ne suis pas fan de l’idée que tout puisse potentiellement se jouer sur une seule et unique question à 100 points. Ca minimise un peu trop l’intérêt de capitaliser autant de points depuis le début du jeu…


Bon, ok, celle-là, je comprends qu’elle n’ait valu « que » 40 points, pour une fois que j’avais la réponse. Après, j’aime bien la mythologie égyptienne, aussi.

En revanche, au niveau du rythme, je trouve que cette fois-ci, il est bien géré. Le rythme n’est ni trop lent, ni trop expéditif, il est juste ce qu’il faut.

Et petite cerise sur le gâteau : on a également une mini-cérémonie à l’issue de l’émission, où les différents gagnants reçoivent leurs prix, avec même une apparition de la directrice générale de France 3 et du président de France Télévisions, s’il vous plaît ! Ah, cette époque où les dirigeants valorisaient avec plaisir la culture… honnêtement, j’aurais du mal à voir les dirigeants actuels de france.tv s’impliquer de la même façon.


Forcément, avec le cumul de toutes les questions depuis le début, et les enjeux de plus en plus élevés, on arrive à des scores finaux particulièrement élevés.

Un aspect culturel un peu trop présent ?

Terminons par un sentiment plus global que j’ai eu durant mon visionnage, concernant son côté culturel.
Je ne le remets évidemment pas en question. C’est très bien que l’émission mette ça en avant, ça reste une mission de service public, et à ce niveau-là, c’est plutôt bien rempli.


Capture d’écran prise durant l’une des présentations des thèmes.

Toutefois… en deux heures, le jeu brasse beaucoup de thèmes, et soulève beaucoup d’explications ; mais est-ce que la quantité d’informations fournies au total ne serait pas un peu trop élevée ?
J’ai effectivement trouvé très intéressant ce qui pouvait être dit… mais, pour être franc, lorsque j’ai visionné le programme une seconde fois pour la rédaction de ma critique, j’avais oublié pas mal de réponses aux questions posées, et je n’ai pas retenu toutes les anecdotes.
Bon, après, oui, je ne retiens pas non plus tout ce qui peut être dit dans un numéro de Secrets d’Histoire, certes. Mais j’arrive quand même à globalement me souvenir du sujet traité. Ici, en revanche, le fait de brasser autant de thèmes différents n’aide pas trop à garder les informations en mémoire. J’imagine que c’est peut-être également lié aux affinités qu’on peut avoir envers certains thèmes en particulier, cela dit. Après tout, si vous n’en avez pas grand-chose à faire des monnaies à la base, ça ne vous intéressera probablement pas d’en savoir davantage à ce sujet…

Mais bon, je me demande quand même quel a été l’impact laissé par le programme sur son public à ce niveau-là.
Personnellement, je dirais qu’il a réussi partiellement à atteindre son objectif, pour moi. Peut-être que ça aurait été plus pertinent d’avoir des sessions de jeu plus courtes, mais davantage spécialisées sur certains sujets, afin d’éviter de trop s’éparpiller… mais en l’état, je prends ce jeu tel qu’il est ; et il est déjà fort honorable.

Total : 12,5/20

En termes de mécanique globale, Le grand tournoi de l’Histoire n’est pas particulièrement révolutionnaire ; même s’il arrive tout de même à être plutôt créatif dans son déroulement à un moment donné, à tel point d’ailleurs que c’est ce sursaut de créativité qui m’a donné envie de le traiter. Autrement, j’aurais sans doute juste considéré ce programme comme un format de quiz lambda (haut de gamme, certes, mais lambda quand même) qui ne se serait démarqué que par son thème. Bon, après, je retiens davantage positivement l’idée que l’exécution, la faute à une gestion des scores que j’ai trouvée un peu trop mal calibrée pour être pleinement satisfaisante ; cependant, on tenait déjà quelque chose d’intéressant à ce niveau-là.
Et au final, même indépendamment de sa mécanique, ce jeu arrive très bien à remplir son objectif initial, à savoir le fait d’être un jeu mettant en avant l’Histoire, et ce par le biais de questions majoritairement pointues pour accentuer le prestige dont il fait preuve. Ca fait plaisir de voir le service public avoir ce genre d’ambitions.
Ce qui peut toutefois lui donner un côté assez clivant, si on n’est vraiment pas passionné par le sujet, d’autant plus avec une première partie de jeu qui s’étire un peu trop, et un rythme qui aurait pu être légèrement mieux travaillé.
Si vous êtes passionné d’Histoire et/ou aimez les jeux de culture générale pointus, je ne peux que vous recommander le visionnage de l’émission ; mais si ce n’est pas le cas, il est probable que vous y trouviez moins d’intérêt, ou que vous ayez plutôt envie de la visionner en accéléré.

On va continuer à viser l’excellence et la culture pour la prochaine fois, avec un jeu du même diffuseur qu’on n’a plus besoin de présenter…

garsiminium

Enchanté, moi c'est garsim. Bienvenue sur mon blog, où je parle de différents sujets, légers comme moins légers.

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