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#090 – 5 anneaux d’or

C’est souvent assez déprimant de voir qu’un jeu a eu des mauvaises audiences (et une faible longévité subséquemment) alors qu’il ne le méritait pas ; surtout quand certains jeux ont des meilleures audiences qu’ils ne méritent pas davantage… Alors, oui, les goûts et les couleurs, tout ça ; mais sur un plan plus objectif, ça me désole particulièrement que des jeux comme Trouvez l’intrus ou Le jeu des 1000 euros arrivent à faire des audiences correctes et correspondant aux attentes de la chaîne, alors qu’ils sont vraiment peu inspirés, peu travaillés, et qu’ils n’ont pas dû demander un brainstorming d’enfer pour voir le jour ; pendant que des jeux plus élaborés et ayant fourni plus d’efforts de réflexion ou de réalisation, comme par exemple Volte-face ou Le Cube, auront plutôt été des échecs pour leur diffuseur. On se demande si ça vaut encore la peine d’essayer d’innover, dans ces conditions…
Cependant, ne blâmons pas systématiquement les goûts du public, puisque pas mal de jeux ont essuyé des échecs principalement à cause d’une mauvaise programmation ; que ce soit en étant diffusés sur une case sinistrée (comme la quasi-totalité des jeux de France 3 diffusés en début d’après-midi), sur une case où ils n’ont pas eu le temps de s’installer (comme les jeux d’access de France 2 au début des années 2010), ou au petit bonheur la chance pour ne pas froisser l’ego d’un animateur-producteur qui a les pleins pouvoirs sur sa chaîne (comme Strike ! sur C8).
Et je pense que c’est également le cas de 5 anneaux d’or, diffusé le samedi en fin d’après-midi d’août 2017 à juillet 2018 sur France 2. La chaîne avait quand même tenté de faire découvrir le concept en prime-time au préalable, qui avait fait une audience… correcte sans plus. Mais les émissions hebdomadaires, elles, n’ont jamais vraiment brillé, oscillant entre 5 et 7% d’audience la plupart du temps. Ce n’est donc pas une question de ne pas avoir laissé le programme s’installer, puisqu’il aura tout de même été diffusé pendant un an (modulo des déprogrammations pour raisons événementielles) ; mais d’un autre côté, il n’était pas non plus avantagé par la diffusion en parallèle de Questions pour un super champion qui devait siphonner une bonne partie du public cible. Qui sait s’il aurait mieux fonctionné sur une case plus favorable…

Bon, nonobstant, sur un plan décorrélé de la case de diffusion, je peux légèrement comprendre d’où le désintérêt du public aurait pu venir. Quelque part, je peux comprendre que si on a vu le prime, on peut avoir le sentiment d’avoir déjà plus ou moins vu tout ce que le jeu avait à offrir, et que l’hebdomadaire n’aurait probablement pas surpris davantage (en plus d’avoir l’outrecuidance d’y faire jouer des anonymes au lieu des people qu’on avait en prime…).
Mais tout de même, j’ai envie de faire briller ces 5 anneaux d’or aujourd’hui, et d’expliquer pourquoi selon moi ils ne méritaient pas la quasi-indifférence à laquelle ils ont eu droit.

Le principe

La mécanique du jeu repose sur un élément central : la localisation.
Toutes les questions posées prendront la forme d’une question, accompagnée d’une illustration, sur laquelle il faudra situer un détail demandé, en posant un anneau dessus.
Il n’y a toutefois pas besoin que l’anneau recouvre entièrement le détail demandé : s’il le recouvre partiellement (même s’il n’en recouvre qu’un pixel), la réponse est validée.
Pour prendre un exemple évident : on peut montrer une carte de la France, et demander où se trouve Montluçon, en plaçant l’anneau sur la carte.

Exemple assez évident pour moi : situer l’emplacement d’un site géographique sur une carte.

Dit comme ça, le concept semble plutôt original (du moins pour un jeu TV), mais assez limité. En effet, situer des choses sur une carte, c’est bien beau ; mais on en fait assez vite le tour, a priori.
Néanmoins, j’ai été très agréablement surpris par tout l’éventail de possibilités offert par ce concept, dont la première émission a offert un bel échantillon. En fait, les perspectives sont bien plus larges que je l’imaginais au premier abord, à tel point que beaucoup d’illustrations de cet article vont consister en des exemples divers et variés.
Ainsi, on met souvent à l’honneur la localisation spatiale… mais ça peut aussi prendre une autre tournure, en trouvant une façon d’y incorporer par exemple de la logique. Après tout, les illustrations peuvent prendre n’importe quelle forme, y compris des photos retouchées ou mises dans le désordre façon puzzle ; et le but est alors de demander aux candidats un petit travail de réflexion pour remettre tout ça dans le bon ordre mentalement.

Exemple moins évident : on fait appel à la logique de puzzle des candidats, pour qu’ils puissent situer un détail une fois le puzzle reconstitué mentalement.

Bon, honnêtement, je ne saurais pas trop quoi dire de plus à ce sujet pour vous convaincre. Je trouve que les exemples données sont plus parlants, aussi je ne m’étendrai pas davantage à ce sujet.
Mais toujours est-il que le concept est finalement plus varié que je l’imaginais, et offre une excellente base pour en faire un jeu TV très créatif.
Reste alors à voir si la mécanique globale lui rend honneur ; ce à quoi je répondrai… oui, majoritairement.

Et là, on met en scène à la fois de la culture générale (aussi bien pour reconnaître des drapeaux que pour trouver le nombre de pays où le Français est une langue officielle) et de la logique spatiale (pour situer l’emplacement de la zone où se trouve la réponse, sur le « fer à cheval ». C’est très complet !

La mécanique globale

Deux binômes de candidats vont s’affronter… indirectement.
Le jeu va se composer de deux phases : une phase où chaque binôme essaiera d’aller le plus loin possible individuellement, et une phase finale où ils seront en confrontation.

Avant d’aller plus loin, je vais mettre un petit détail au clair, et me permettre un terme différent du vocabulaire « officiel » employé par le jeu.
En effet, le terme « anneau » désigne deux élements différents, dans ce contexte : d’une part, les anneaux physiquement présents et manipulés par les candidats, pour situer les éléments demandés sur les images ; mais également d’autre part, les « vies » dont disposent les candidats (dont je vais parler juste après), qui s’appellent donc officiellement « anneaux ». Je reconnais que les producteurs n’ont pas été très malins sur ce coup-là, parce qu’il n’y a rien de tel pour confondre…
A partir de maintenant, pour des raisons de clarté, je n’emploierai le terme « anneau » que pour désigner l’anneau positionné par les candidats. Les anneaux représentant leurs vies, je les désignerai par le terme « vies ».

Cela dit, quand je disais que les producteurs n’étaient « pas très malins » au sujet de la nomenclature employée, j’étais un peu dur ; en fait, il y a quand même une logique derrière, dans la mesure où le titre « 5 anneaux d’or » peut désigner finalement deux choses. En effet, il fait allusion au nombre de vies des candidats, qui en disposent de 5 avant de commencer ; mais aussi aux 5 niveaux à passer, et donc aux 5 anneaux à positionner. Donc, oui, je reconnais que de ce point de vue-là, c’était plutôt astucieux ; et je ne peux pas non plus leur en vouloir de ne pas avoir pris en compte l’hypothèse qu’un blogueur amateur allait faire une présentation/critique de leur jeu six ans plus tard en râlant chipotant sur l’ambigüité du terme « anneau ».

Pour être plus clair : les anneaux dans l’ellipse bleue (qu’on voit à la verticale, entre le « Niveau 1 » et le « 1 000 € ») désignent les vies des candidats, que j’appellerai « vies ». Celui qui est présent par terre est bougé par les candidats, pour situer le détail demandé ; je l’appellerai « anneau ».

Bref. Chaque binôme va être confronté à une série de 5 questions qui leur seront propres, et auxquelles ils devront répondre tour à tour.
Pour chaque question, ils disposent d’un anneau, dont la taille rétrécira au fur et à mesure de leur progression (rendant donc les questions plus difficiles sur un plan objectif, puisque la zone couverte par l’anneau sera moindre).
Si la réponse donnée est correcte, le binôme valide la question et on passe au binôme adverse ; sinon, il perd une vie et reste sur la même question, où il devra tenter une nouvelle réponse. En sachant que la tâche sera légèrement simplifiée, puisque la zone invalide couverte par l’anneau précédent sera indiquée en noir, indiquant que la réponse ne s’y trouve pas.
Les erreurs ne sont donc pas éliminatoires ; toutefois, chaque binôme dispose d’un total de 5 vies, et si un binôme tombe à zéro, la première partie du jeu s’arrête pour lui.

Notons sur cette image que le binôme avait déjà tenté une proposition invalide (et donc perdu une vie), représentée par le cercle noir entouré de rouge présent sur le… euh… décolleté de Rihanna. Ca ne servira donc à rien de replacer l’anneau à cet endroit-là.
Oui, au passage, je trouve que ce genre de question où on doit situer les tatouages des people n’est vraiment pas le plus intéressant, à titre personnel… surtout quand ça fait perdre bêtement toutes leurs vies aux candidats.

En somme, j’aurais effectivement tout aussi bien pu nommer ce paragraphe « Qui veut gagner des millions… mais avec des questions de localisation, et en version duel ».
Après tout, la mécanique est très similaire, quand on se focalise sur un binôme à la fois : on a bien une pyramide de gains, des jokers (on y reviendra), et une importance donnée à chaque question posée. La spécificité étant que les erreurs ne sont pas éliminatoires, et que les candidats disposent en contrepartie d’un système de vies, à l’instar de 60 secondes chrono / Le cube.
En revanche, il n’est pas question de paliers, ni de choix stratégiques entre tenter d’aller plus loin et risquer de tout perdre ou conserver son capital. Quand un binôme n’a plus de vies, il conserve temporairement le montant associé à l’échelon le plus haut qu’il aura pu gravir ; et ce sera le rôle de la finale de déterminer s’il pourra le garder ou non (on y reviendra aussi).

Forcément, qui dit QVGDM-like, dit pyramide de gains. Pas bien haute cela dit, puisqu’il n’y a que 5 niveaux.

Bon, à force de traiter des QVGDM-likes, vous commencez à être habitués aux avantages et inconvénients de ce système.
Côté avantages, on a une mécanique qui reste relativement solide, avec une bonne gestion du suspense (certes un peu atténuée par le côté non éliminatoire) ; et en bonus plus spécifique, on a également une gradation objective de la difficulté (la taille des anneaux qui se restreint à chaque question).
Côté inconvénients, en revanche, on a une structure de jeu assez répétitive, des premières questions généralement plus simples, l’impossibilité de choisir les thèmes de ses questions, l’obligation de devoir tout de même les valider pour progresser, et le problème de rester potentiellement bloqué sur une seule et même question pendant plusieurs minutes (comme les défis de 60 secondes chrono / Le cube).

Cela dit, ce qui va donner une relative « fraîcheur » au côté QVGDM, ça va être le côté « duel »… même si, pour ça, il faudra plutôt attendre la finale.
Autrement, sur cette première partie de jeu, il consiste juste à suivre de façon alternée deux parties de QVGDM distinctes et sans interactions entre binômes (hormis pour départager les égalités potentielles en fin de partie 1, on y reviendra). Deux parties de QVGDM qui sont plus courtes que si on s’était focalisé sur un seul binôme, mais quand même.
Et… ça peut avoir un côté un peu frustrant, parce qu’on a un peu de mal à voir l’intérêt de cette façon de procéder par rapport à un QVGDM-like plus classique. A part voir lequel des deux binômes réussira à aller le plus loin dans son parcours… mais on n’a pas franchement l’impression d’assister à une compétition, vu comment c’est montré.
A nouveau, il faudra attendre la finale pour comprendre où on va.

Logo Tour de France

Et un autre problème de ce format duel, c’est que les binômes peuvent potentiellement se retrouver avec des questions dont le niveau de difficulté n’est pas le même.
Ici, le premier binôme a dû situer un détail sur le logo présent sur l’image, en sachant que le logo occupe une très petite proportion par rapport à l’image ; tandis que le second a dû situer le toit de la chapelle du château de Versailles, qui pouvait être dans une zone bien plus large et difficile à cerner avec un anneau. Pas très équitable, tout ça…

Cela étant, je ne peux toutefois pas nier la tentative de créativité pour faire de 5ADO davantage que juste un « QVGDM avec des questions de localisation ». Dans le contexte de 2017/2018, ce genre de formule tombait déjà en désuétude, et on aurait certainement reproché le côté un peu réchauffé de la formule si on l’avait appliquée telle quelle.
Au moins, le fait d’en faire une confrontation permettait de faire quelque chose d’un peu nouveau ; et même si on n’échappe pas à la lassitude potentielle due à la répétitivité du format, la formule de 5ADO n’en demeure pas moins solide.

Les jokers et la gestion des gains

Forcément : qui dit QVGDM-like, dit jokers. En dehors des vies dont j’ai déjà parlé, chaque binôme dispose de deux jokers, à usage unique, utilisables à tout moment.

A ce niveau-là, on reste majoritairement sur du classique.
Premièrement : on a un Switch, qui permet de changer de question. Le minimum qu’un QVGDM-like devrait avoir, selon moi, pour minimiser le désagrément de rester bloqué sur une question qui n’inspire pas… même si on ne sait pas trop sur quoi on va tomber en la remplaçant, mais bon.
Deuxièmement : on a aussi un vote du public. Celui-ci va cependant prendre une forme un peu plus originale, puisque 5 membres du public seront sollicités pour donner leur avis. On leur fournit une tablette au préalable, et ils indiquent sur celle-ci où ils auraient placé l’anneau. Les candidats peuvent alors tenter de cibler la zone qui semble être la plus choisie par le public.
Bon, je trouve un petit peu dommage qu’on ne sollicite que cinq personnes, dont on ne sait pas si elles sont spécialement compétentes pour répondre à la question… mais je reconnais qu’avoir une cinquantaine d’anneaux sur la même image n’aurait pas été très lisible. On aurait peut-être pu faire un calque colorimétrique sur l’image, en mettant en clair les zones où le public n’a quasiment rien placé et en foncé les zones les plus choisies… mais bon, ça aurait été le fin du fin. Solliciter 5 personnes, c’est déjà mieux que rien et ça fait à peu près l’affaire.

Public, à vos télécommandes tablettes.

Cependant, on a également une petite originalité liée aux jokers, si les candidats décident de ne pas les utiliser.
En effet, si un binôme arrive à répondre à ses 5 questions sans utiliser tous ses jokers, il peut avoir un petit bonus : ainsi, s’il leur reste un joker non utilisé, ils remportent 5 000 € supplémentaires, et 10 000 € si ce sont les deux jokers qui n’ont pas été utilisés.
J’apprécie l’idée. D’une part, ça permet de récompenser les candidats qui tentent de prendre des risques ; et d’autre part, ça évite aussi de rendre les jokers « inutiles » si les candidats ne souhaitaient pas les utiliser.

Mais concernant la gestion des gains, ce n’est pas tout.
En effet, outre le montant des différents échelons de la pyramide de gains et le dernier échelon à 15 000 €, il existe une règle spécifique si le binôme arrive à répondre aux 5 questions en ayant conservé toutes ses vies : dans ce cas de figure, le gain total est alors doublé.
Donc en cas de sans-faute complet, le binôme gagne 15 000 x 2 = 30 000 € s’il a utilisé ses deux jokers ; (15 000 + 5 000) x 2 = 40 000 € s’il n’en a utilisé qu’un seul ; et (15 000 + 10 000) x 2 = 50 000 € s’il n’en a utilisé aucun.
J’aime beaucoup cette façon de gérer les performances des candidats. Ca rend l’usage des jokers encore plus réfléchi, sachant qu’en cas de sans-faute total, on peut remporter d’autant plus d’argent si on ne les utilise pas. Tout en sachant bien sûr que ça ne reste pas une mince affaire de faire ce fameux sans-faute, ou même tout simplement de répondre correctement aux 5 questions. Mais ça reste un objectif atteignable (qui n’aura certes jamais été atteint dans l’émission, mais on est tout de même monté jusqu’à 40 000 €, ce qui est déjà pas mal), aussi j’apprécie ce souci du détail.

Je n’ai pas grand-chose de plus à illustrer, donc pour le plaisir je remets un autre exemple de question qui peut être posée, afin de montrer la diversité.

La finale

La première partie du jeu prend fin lorsque les deux binômes ont validé le niveau 5, ou ne disposent plus de vies. Toutefois, le binôme le plus en retard n’est pas éliminé.
Car en effet, ce format de finale n’est pas individuel. Les deux binômes continuent à « s’affronter », sur une ultime question ; mais le binôme qui se trouve au niveau le plus haut aura un avantage de taille (c’est le cas de le dire) par rapport à l’autre.

Précisons toutefois qu’en cas d’égalité, puisqu’il faut forcément un binôme avantagé (et que ce jeu n’a pas de système de champion à la con façon TLMVPSP pour qu’il soit avantagé par défaut – c’était la pique syndicale de la semaine), celui qui aura l’avantage sera celui à qui il reste le plus de vies (si les deux binômes ont validé le niveau 5).
Sinon, si les deux binômes ont le même nombre d’anneaux (ou qu’ils se sont arrêtés au même niveau), on leur pose une question subsidiaire, à laquelle ils répondront cette fois-ci à l’aide d’une tablette tactile, et pour laquelle ils auront 15 secondes de réflexion.

Bref. Le binôme de tête remporte un grand anneau ; tandis que son concurrent dispose d’un anneau plus petit.
Une image est ensuite dévoilée, puis une question est posée. Le binôme de tête décide s’il joue sur cette image (avec son grand anneau), ou s’il laisse son concurrent jouer avec (avec son petit anneau).
Une fois la décision prise, le binôme qui va jouer sur cette question dispose de 30 secondes pour placer son anneau. Si celui-ci est bien placé, il remporte le jeu, ainsi que l’argent qu’il a accumulé durant la première partie de jeu ; sinon, c’est le binôme adverse qui gagne et remporte l’argent.

Deux tailles d’anneau différentes. Mais pour paraphraser Patrick Bruel : le plus important, ce n’est pas la taille de l’anneau, c’est ce qu’on en fait.

Alors… dans l’ensemble, j’arrive à apprécier ce format de finale dans l’idée, même si je le trouve frustrant sur deux ou trois points.
Bon, déjà, je trouve intéressante l’idée de conclure le programme par un duel qui avantage le binôme qui a pris le large. Quelque part, ça me rappelle un peu Intervilles et son Mur des champions, où tout le reste du jeu sert à ce que l’une des équipes puisse avoir de l’avance pour cette phase-là.
Et l’idée que l’avantage du binôme en tête prenne la forme d’un anneau plus grand que celui de son concurrent est tout à fait dans l’idée du concept de base.

Toutefois, l’un des points qui m’ennuie étant le fait que ce format a tendance à un peu trop atténuer la façon dont les gains sont gérés en cas de performances exceptionnelles de la part d’un binôme.
En effet, ça me gêne tout de même pas mal qu’un binôme puisse faire une très bonne performance en première partie, en montant jusqu’à 25 000 € ou davantage… si c’est pour qu’il puisse potentiellement tout perdre sur une seule et unique question, même en ayant l’avantage sur celle-ci. A ce titre, à quoi bon encourager à faire des scores impressionnants, si c’est pour qu’ils puissent se faire balayer aussi facilement en une question…

Car au final, on tombe plus ou moins dans l’écueil de la question « tout ou rien ». Que je trouve moins frustrant ici par rapport à un Money Drop, parce qu’on donne des avantages au binôme en tête ; et que, même s’il ne gagne pas, l’autre binôme en profite quand même… donc là, j’ai moins l’impression de potentiellement avoir vu le reste de l’émission « pour rien » en cas de défaite.
Mais ce qui me dérange un peu, c’est surtout qu’on joue ça sur une seule question. Alors, ça ne jure pas vraiment avec le reste du jeu, certes, puisque là encore, formule semi-QVGDM oblige, les candidats avaient des questions imposées, et ne pouvaient de toute façon pas avancer tant qu’ils ne donnaient pas la bonne réponse. Mais dans le reste du jeu, les candidats disposent de vies, et également de jokers, qui leur permettent d’atténuer cet aspect-là.
Ici, en revanche, ça devient un peu trop une question de chance, celle de tomber sur un thème de question qui sera inspirant ou non pour les binômes. Dans le Face-à-face de QPUC, ce n’est pas du tout gênant, puisque la finale ne se joue pas que sur une seule question. Alors que là… je n’aurais pas été contre que ça se joue en deux manches gagnantes, par exemple, pour atténuer ce problème.

Par exemple, supposons qu’au sujet de cette question sur Star Wars, thème relativement spécifique tout de même, le binôme en tête n’y connaisse rien, mais que les adversaires en sont fans et naturellement plus aptes à placer l’anneau, même plus petit…
(Mais à nouveau, on a un exemple de diversité des questions intéressant, avec ce rapport d’échelle)

Ca ne vient pas conclure le programme de la meilleure façon selon moi… mais ça reste à peu près assez solide pour que je termine mon visionnage sur une note suffisamment bonne.

Total : 14/20

5 anneaux d’or est un jeu que je trouve très intéressant sur pas mal d’aspects. Son meilleur point est pour moi très facilement son idée de base, avec le fait de localiser des emplacements sur des images, ouvrant pas mal de perspectives plutôt inédites pour du jeu TV, tout en modulant le niveau de difficulté avec la taille des anneaux.
Je suis néanmoins légèrement moins convaincu par la façon dont ce principe est exploité au sein des émissions, qui est certes assez solide, mais toutefois perfectible sur certains aspects, et potentiellement lassante sur le long terme.
Bon, du long terme, ce jeu n’en aura malheureusement pas eu, ce qui est vraiment dommage avec un principe aussi prometteur qui aurait clairement davantage mérité d’attention selon moi, ne serait-ce que pour sa découverte. Alors qu’il aurait sans doute pu, moyennant des ajustements de mécanique de temps en temps pour la renouveler (à ce niveau-là, il y avait du potentiel).

Mais on continuera à viser l’or pour la prochaine fois…

garsiminium

Enchanté, moi c'est garsim. Bienvenue sur mon blog, où je parle de différents sujets, légers comme moins légers.

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