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#032 – Le coffre

Le Coffre. Un jeu dont j’ai très rapidement parlé dans ma critique de Trouvez l’intrus, dans la mesure où ces deux jeux ont la bande-son en commun. Mais pas grand-chose d’autre, hormis le fait d’être deux jeux de culture générale.
J’avais aussi précisé qu’il faisait partie de ces jeux qui, selon moi, auraient mérité de durer un peu plus longtemps, et de ne pas tomber dans l’oubli. Mais il correspondait malheureusement à la période où Nagui (producteur et animateur du jeu) tentait de se remettre de sa période sombre entamée quelques années plus tôt (sur TF1, en 1997), et qui n’aura pris fin que vers 2006, avec un jeu pour lequel j’aurais préféré… à peu près n’importe quoi d’autre. Oui, j’aurais très clairement préféré que ce soit avec des jeux comme Le numéro gagnant ou Le Coffre que sa période sombre ne prenne fin ; mais non, il a fallu que le public choisisse TLMVPSP… grrrrr. Bon, ça aurait pu être pire, il aurait pu en sortir avec Ca va être votre fête, jeu sorti la même année que Le Coffre, et qui était une espèce de remake de N’oubliez pas votre brosse à dents

Bref. Le Coffre aura quand même occupé les week-ends de France 2 pendant la plupart des week-ends de l’année 2004 (hors déprogrammations sportives, j’imagine), avec 41 numéros tournés, ce qui reste honorable.
J’en avais gardé un plutôt bon souvenir à l’époque, avec l’originalité de son concept. Et dont le « revisionnage » a été… plutôt conforme à ce qui m’était resté en tête.

Et si je dis « revisionnage » avec des guillemets, c’est parce qu’en fait, je n’ai pas vraiment revu d’épisodes qui avaient été diffusés à l’époque. En effet, au moment où j’ai rédigé cette critique, ce jeu semblait être devenu relativement introuvable, hormis des extraits un peu trop courts pour être pleinement exploitables.
Donc, comme j’avais tout de même envie d’en parler, et afin d’être un minimum exhaustif au sujet de ce jeu, j’ai décidé, en plus de me baser sur mes souvenirs et sur la page Wikipédia consacrée, de visionner un épisode du jeu en version britannique (The Vault, diffusé sur la chaîne ITV1), dont seront d’ailleurs extraites certaines captures d’écran que je n’aurai pas pu prendre de la version française. Ne vous étonnez donc pas si vous voyez de l’anglais sur certaines captures, je pouvais difficilement faire autrement si je souhaitais illustrer mon propos. En dehors de l’habillage, il y a également quelques menues différences entre les versions anglaise et française, que j’expliciterai en temps voulu. Néanmoins, compte tenu du souvenir que j’ai de l’émission, cette version anglaise m’a semblé à peu près équivalente à celle qu’on a eue par chez nous, donc elle retranscrit plutôt bien le ressenti que je peux avoir au sujet de ce jeu.

L’ambiance

Que ce soit en version anglaise ou française, on a une ambiance assez semblable : en effet, l’idée est d’avoir un état d’esprit assez solennel, compte tenu des enjeux potentiellement élevés. D’ailleurs, même au niveau de l’animation (enfin, pour ce dont je me souviens), ça faisait du bien de voir un Nagui plus sérieux que d’habitude, loin du one-man-show lourdingue qu’il pouvait faire dans Que le meilleur gagne ou TLMVPSP (voilà, la pique syndicale, c’est fait), tout en gardant une petite touche d’humour de temps en temps, qui ne soit pas trop intrusive.
Toutefois, pour l’habillage et le plateau, il y a des différences assez visibles, bien que l’état d’esprit soit le même.

Visuellement, la version britannique va opter pour des teintes plus chaudes, qui tirent notamment sur le rouge/orangé ; là où la version française privilégiera plutôt des teintes froides, comme le gris qui donnera une ambiance plus plus mécanique, plus industrielle, plus froide, plus… ben, coffre-fort. Un peu comme l’avait tenté La Cible à la fin de sa vie.
Néanmoins, la version britannique m’a semblé à la fois visuellement plus agréable à regarder, mais également plus cohérente visuellement. En effet, pour la version française, on sent quelques reliquats de la version d’origine, notamment avec le générique et la présentation des candidats, qui continuent à être dans des tons rouges, et qui ne sont pas très cohérents avec les éléments visuels qu’on voit par la suite ; mais de plus, le plateau rouge un peu assombri de la version britannique attire moins l’attention visuellement que le bleu un peu pétant de la version française.

Et au niveau du sonore, là encore, mon point va à la version anglaise.
Bon, cette fois-ci, les différences sont un peu moins marquantes entre les deux versions, surtout au niveau des musiques d’ambiance ; et le générique aussi est dans le même état d’esprit, même si là encore j’ai préféré le générique anglais.
Car le générique français, à force d’avoir dû regarder Trouvez l’intrus (qui a réutilisé sans vergogne les éléments d’habillage sonore de Le coffre… c’est dire à quel point ce jeu était paresseusement conçu), je l’ai trouvé beaucoup plus lassant à la longue. Mais au moins, contrairement à Trouvez l’intrus, cette bande-son est largement plus adéquate avec l’ambiance recherchée pour Le coffre, et y paraît moins inutilement grandiloquente…


Version anglaise : tons chauds qui se fondent bien visuellement.


Version française : tons froids… mais qui attirent un peu trop la rétine.

Les sélections

Avant de démarrer, on nous présente une séquence dans laquelle on nous montre 8 candidats énoncer une combinaison à 4 chiffres, tout en se présentant rapidement façon Maillon faible dans la foulée. Bon point donc : les présentations ne sont pas verbeuses.
L’intérêt de cette combinaison à 4 chiffres citée, ce sera de la comparer à la combinaison de l’ordinateur, qui est tirée au sort au préalable. Plus ils ont de chiffres bien placés comparativement à la combinaison de l’ordinateur, plus ils auront de chances de pouvoir jouer activement : en effet, ce seront les 4 candidats les plus proches de la combinaison qui joueront activement.
Néanmoins, les quatre autres malchanceux ne seront pas mis au placard, puisqu’ils auront l’occasion d’accompagner les candidats tout le long du jeu (enfin, presque), et de tenter eux aussi d’avoir leur part du gâteau.

C’est un mode de sélection plutôt original, même s’il est assez aléatoire sur les bords, et que le fait de pouvoir jouer activement relèvera surtout de la chance. En outre, on ne voit pas trop comment les « égalités » potentielles sont départagées, si par exemple 5 candidats ont deux chiffres bien placés et deux chiffres absents dans leur combinaison. Si déterminer qui sera actif ou non est décidé aléatoirement, ce sera légèrement injuste donc… mais pourtant, c’est ce qui semble être fait en pratique. Un point à revoir, donc.


… c’est une stratégie comme une autre, pour tenter d’être au plus proche de la combinaison de l’ordinateur. Pas très payante ici certes, mais ça aurait pu marcher…

Les quatre candidats actifs seront des candidats « classiques », qui s’affronteront pendant la partie, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un seul, qui tentera de remporter le contenu du Coffre (càd une cagnotte qui augmentera progressivement d’émission en émission, jusqu’à ce qu’elle soit remportée).
Ce qui va constituer l’originalité du jeu, en revanche, ce seront les quatre autres candidats, qui deviennent des négociateurs. Leur rôle sera d’être des jokers pour les candidats actifs, en leur donnant les réponses qui manqueront aux candidats actifs pour pouvoir progresser. Ces quatre négociateurs seront également accompagnés par des négociateurs téléphoniques, qui sont des spectateurs jouant par téléphone (et sachant qu’ils restaient présents tout le long de l’émission, et qu’à l’époque les forfaits illimités n’existaient pas encore à ma connaissance, ça avait dû leur coûter bonbon chez France Telecom…).
A partir de là, on oublie les nom et prénom des négociateurs, qui ne seront désignés plus que par leur profession par la suite. Non, ce n’est pas une façon de les rabaisser pour avoir « perdu » au jeu de la combinaison (même si ça fait un peu froid, du coup…) ; mais c’est surtout un moyen rapide pour que les candidats actifs puissent avoir instantanément une idée de leurs domaines de compétence (même si ça ne les empêchera pas d’y faire appel pour des questions sur un tout autre sujet que leur métier de base).

Mais attention : leurs coups de pouce ne seront pas gratuits. En fait, avant de donner la réponse à laquelle ils pensent, ils annonceront une somme d’argent, et le candidat devra négocier avec eux.
Lorsque le candidat bloque sur une question, il fera dans un premier temps appel à l’interlocuteur qu’il pense le mieux qualifié pour répondre ; puis l’interlocuteur annonce une somme d’argent. Le candidat peut alors l’accepter, et il dévoile alors sa réponse ; ou bien négocier cette somme, que l’interlocuteur sera libre d’accepter ou non ; ou faire appel à quelqu’un d’autre, si le tarif annoncé lui paraît trop élevé.
Néanmoins, l’argent n’est gagné par les interlocuteurs que si la réponse qu’ils ont donnée était correcte. Donc pas d’escroquerie possible de leur part, bluffer ne servira à rien, ce qui n’est pas plus mal.

Ce qui rend donc le jeu particulièrement intéressant niveau stratégie. D’une part, pour le candidat, qui devra chercher à dépenser le moins d’argent possible ; et d’autre part, pour les intervenants, qui devront chercher à proposer des tarifs à la fois suffisamment élevés pour gagner quelque chose, mais pas trop non plus pour ne pas dissuader le candidat de faire appel à eux.
En soi, ils deviennent donc presque des candidats à part entière, et donnent au jeu une dimension collaborative très prenante.

Bon, ça pouvait arriver que, par inattention, un intervenant oublie de négocier et dise la réponse avant d’annoncer une somme, ce qui faisait donc que le candidat bénéficiait alors d’une réponse gratuite… mais ça fait partie du jeu, et c’était plutôt marrant quand ça arrivait (enfin, sauf pour les intervenants, je le reconnais).


A gauche : les négociateurs présents sur le plateau. A droite : les candidats actifs en train de jouer. Au centre : … pas besoin de le préciser, je crois.

Les négociateurs téléphoniques n’apparaîtront d’ailleurs pas immédiatement dès le premier numéro au Royaume-Uni, il leur faudra attendre quelques mois pour apparaître. Et ils seront d’ailleurs deux fois plus nombreux qu’en France, puisqu’il y en aura carrément huit ! Offrant ainsi aux candidats d’outre-Manche un total de 12 négociateurs, rien que ça !
Ce à quoi je répondrais que… trop de cuisiniers gâtent la soupe. En fait, de ce dont je me souvenais déjà dans la version française, c’était que les négociateurs physiquement présents étaient souvent plus sollicités (et sollicités en premier) que ceux par téléphone ; ce qui semble normal, puisque les candidats actifs les ont sous les yeux. En outre, les candidats présents physiquement pouvaient indiquer (en appuyant sur un bouton) qu’ils avaient potentiellement la réponse, là où il fallait le demander pour ceux qui étaient au bout de leur combiné… et comme le jeu est chronométré, que le temps est précieux pour les candidats, et qu’ils doivent prendre des décisions rapidement, cette perte de temps potentielle n’incitait pas trop à faire appel à eux.
Même si j’ai encore en mémoire un laborantin qui avait réussi à remporter pas mal d’argent par téléphone en donnant le nom des habitants de Bar-le-Duc (les Barisiens), ça me semblait être davantage l’exception que la règle.

Personnellement, même si les 4 négociateurs téléphoniques de la version française me semblent un meilleur compromis que les 8 de la version anglaise, je trouve que 3 par téléphone et 3 sur le plateau auraient pu suffire.
Avec, en outre, un système plus visuel pour que les négociateurs téléphoniques puissent indiquer s’ils ont ou non la réponse.

La première manche

En manche 1, les candidats vont jouer individuellement. Ils disposent chacun de 3 minutes pour répondre à 10 questions, tout en ayant la possibilité de passer la question, et de donner autant de réponses qu’ils le souhaitent (d’ailleurs, la possibilité de proposer plusieurs réponses est présente durant tout le reste du jeu).
Dans un premier temps, ils tentent de répondre par eux-mêmes aux 10 questions posées, et passent les questions sur lesquelles ils n’ont pour l’instant pas la réponse. Ils gagnent 100 € par bonne réponse donnée, qui viennent s’ajouter à une cagnotte de 1000 € qui leur est accordée au début de la manche. Les candidats font ainsi un premier tour des questions.
A partir du second tour (et seulement à partir de celui-ci), les candidats peuvent solliciter les négociateurs pour tenter d’obtenir les réponses qu’ils n’ont pas, afin d’espérer pouvoir répondre aux 10 questions et pouvoir gagner un bonus de 1000 € supplémentaires le cas échéant (bien sûr, si le candidat actif est suffisamment doué, il peut ne pas avoir besoin des négociateurs).
Mais à la fin de la manche, les montants négociés sont déduits des cagnottes des candidats. Attention donc à ne pas trop dépenser…
car à l’issue du passage des 4 candidats, seuls les deux qui auront réussi à garder le plus d’argent pourront disputer la manche suivante. Les deux autres ne repartiront qu’avec 10% de leur cagnotte.


Sur la partie gauche : en premier, le montant accumulé en répondant correctement aux questions ; puis le montant qui en sera déduit, au profit de la cagnotte des négociateurs ; et enfin, le temps restant à la candidate pour son passage lors de cette manche.
Sur la partie centrale : les numéros des questions (en vert, celles à laquelle la candidate a répondu correctement), puis la question en cours.

C’est un bon principe pour introduire simplement la mécanique du jeu, à base de négociations. L’idée de ne pouvoir faire appel aux négociateurs qu’à partir de la seconde passe sur les questions permet d’ailleurs de ne pas trop en abuser.
En revanche, avec 4 passages durant 3 minutes chacun, cette première manche peut paraître relativement peu dynamique, d’autant plus si les candidats ont du mal à arriver à répondre aux 10 questions. Elle reste intéressante cela dit, mais parfois, les 3 minutes semblent un peu longues, pour un objectif qui peut en principe être tenu un peu plus rapidement. Personnellement, je pense que 2’30 aurait pu être un bon compromis.
Au passage, dans les premières émissions britanniques, il n’y avait que 3 candidats actifs, ce qui permettait de faire passer cette première manche un peu plus vite.

La deuxième manche

La manche 2 va faire se confronter les deux candidats restants en face-à-face.
Durant 4 minutes, les candidats vont jouer alternativement, en devant répondre (avec l’aide des négociateurs) à des questions posées, qui rapporteront 200 € chacune.
Mais attention, comme le temps est partagé, les candidats n’ont que 15 secondes pour pouvoir répondre et négocier si besoin. Si une question n’est pas trouvée, elle passe à l’autre candidat.
Comme pour la première manche, si un candidat répond correctement à 10 questions dans le temps imparti, il gagne un bonus, cette fois-ci de 2000 €.

Notons par ailleurs que contrairement à la première manche, où le montant des négociations était déduit seulement à l’issue de celle-ci, cette fois-ci les montants sont déduits en direct. Ce qui fait qu’assez ironiquement, on peut voir la cagnotte des candidats baisser alors qu’ils ont pourtant donné la bonne réponse, à cause de négociations un peu trop élevées…


La jauge en haut indique le temps alloué à la question en cours ; le chronomètre indique le temps restant de la manche ; le côté de celui-ci en vert indique le candidat dont c’est le tour ; le nombre de points verts correspond au nombre de bonnes réponses données ; et les montants affichés sont ceux acquis par les candidats (montants négociés déduits en direct, contrairement à la première manche où ils ne sont déduits qu’à la fin).
Je reconnais que, visuellement, on peut s’y perdre un peu, avec toutes les indications présentes à l’écran ; toutefois, avec l’habitude, on s’y retrouve.

Autant c’est une bonne idée de faire une confrontation, afin de ne pas avoir que des jeux individuels tout le long de l’émission… autant à première vue, cette manche peut paraître un peu confuse.
Entre le chronomètre global de 4 minutes, et le mini-chronomètre de 15 secondes pour que les candidats puissent individuellement répondre à chaque question… certes, ce mini-chronomètre permet d’éviter les abus de la part des candidats, mais c’est plutôt l’idée d’un chronomètre global qui me paraît dispensable.
Personnellement, j’aurais gardé uniquement les mini-chronomètres et posé un nombre fixe de questions par candidat, pour que ce soit un peu plus lisible.
Après, je ne nie pas non plus que le système de chronomètre global permet d’apporter un peu plus de stress aux candidats… mais comme ça peut les pénaliser mutuellement (on peut imaginer que, vers la fin, le candidat qui a la main fasse exprès de consommer ses 15 secondes pour ne pas laisser son concurrent avoir une chance de répondre), le supprimer pour ne garder que les 15 secondes de réflexion par question sur un nombre total de questions fixé me semble un meilleur compromis.

La finale

Pour la finale, on reprend un principe semblable à celui de la première manche, puisque le candidat joue en individuel.
En revanche, cette fois-ci, les questions seront de difficulté croissante, vaudront chacune une somme d’argent qui grimpera au fur et à mesure, et ne pourront pas être passées. Mais en contrepartie, le candidat pourront faire appel aux négociateurs dès le départ.
Et le temps est d’ailleurs plus précieux que jamais, étant donné qu’il n’y aura que 2 minutes pour répondre aux 10 questions ! … ce que je trouve cette fois-ci légèrement trop juste (oui, c’est pas facile de moduler le temps comme il le faut, je le reconnais), car ça nécessitera forcément de pouvoir répondre à certaines questions du tac au tac.
D’ailleurs, à ce niveau, c’est dommage que l’animateur doive repréciser à chaque fois avant une question le montant en jeu, car ça fait perdre un peu de temps à chaque énoncé de question. Ca aurait été plus pratique d’afficher une pyramide de gains à la place.


L’habillage manque d’une indication visuelle pour signaler combien vaut la question en cours.

Par ailleurs, la dixième question ne sera pas jouée dans les mêmes conditions.
Après avoir répondu à la neuvième question, le chronomètre est arrêté, et l’animateur propose trois thèmes au candidat, qui choisira celui qui l’inspire le plus. Une fois le thème choisi, l’animateur pose la question, puis le chronomètre redémarre avec le temps qu’il restait. Le candidat doit alors y répondre, mais sans pouvoir faire appel aux négociateurs.
… mouais. Pourquoi pas. Ca permet de marquer le coup, avec le candidat qui est laissé à lui-même pour le tout dernier obstacle qui le sépare du contenu du coffre, sans pour autant être complètement vache avec lui, en lui laissant le choix de ses armes.


Choisissez bien votre thème final si vous voulez décrocher le jackpot.

Et une fois la finale du candidat terminée, les négociateurs repartent avec l’argent qu’ils ont réussi à accumuler… enfin, pas tout à fait.
En réalité, ce sera seulement le négociateur qui aura le plus d’argent sur le plateau qui repartira avec l’intégralité de sa cagnotte, les autres ne repartant qu’avec 10% de la leur (comme les candidats éliminés au fur et à mesure). Idem pour les négociateurs téléphoniques.
Et… mouais, c’est peut-être le moins bon point du jeu pour moi, parce que ça le rend d’autant plus radin. Les négociateurs ne gagnent déjà pas dans l’ensemble énormément d’argent (surtout par téléphone), certains restant même bredouilles à la fin. En outre, je rappelle que les négociateurs plateau ont été sélectionnés par hasard, avec la combinaison à trouver. Et autant je pouvais être un peu disposé à ce que le fait de devenir négociateur par malchance soit un bémol qui puisse finalement être joué à leur avantage, autant là je trouve ça vraiment trop pénalisant. Repartir avec potentiellement moins de 100 euros à cause d’une règle trop sévère… bof. Idem pour les intervenants téléphoniques : déjà qu’ils ne gagnaient pas grand-chose pour la plupart, gagner dans les petites dizaines d’euros, ça devait tout juste rembourser les trois quarts d’heure d’appel.

La finale des téléspectateurs

A l’instar de Chéri(e), fais les valises ! (… ce n’est pas le meilleur exemple que j’aurais pu citer, je le reconnais), ce jeu a également une finale additionnelle, qui n’est toutefois jouée que lorsque le finalise a échoué précédemment (c’est-à-dire… assez souvent, compte tenu de la difficulté potentielle de la finale).
Car si le finaliste n’a pas réussi à remporter le contenu du Coffre, c’est un téléspectateur qui tentera de le faire à sa place, par téléphone.

Le concept est cette fois-ci beaucoup plus simpliste, en revanche : en effet, il n’y a plus de négociateurs ou quoi que ce soit du genre, uniquement le spectateur qui doit répondre correctement à six questions en maximum une minute.
Comme les candidats durant le jeu, il pourra énoncer autant de propositions de réponse qu’il le souhaite ; mais il ne pourra pas passer de question, vu que le but est de toute façon qu’il réponde à l’ensemble de celles-ci.
S’il y parvient, il remporte le montant du Coffre, qui est réinitialisé dès l’émission suivante ; sinon, celui-ci grimpe de 10 000 € pour la prochaine fois.

Bon, c’est une manche additionnelle, qui est davantage à prendre comme un bonus qu’autre chose, aussi je ne vais pas trop tenir compte de ses problèmes dans mon appréciation globale du jeu.
Parce que, oui, un bonus : pourquoi pas. Ca n’apporte rien de spécial au jeu, mais ça permet de prolonger légèrement le plaisir, et d’instaurer un nouveau petit suspense supplémentaire.
Mais sinon… on perd l’intérêt du reste du jeu, étant donné qu’il n’y a plus de négociateurs, et que ça devient juste une banale manche de questions/réponses sans originalité particulière. En outre, étant donné l’impossibilité de passer, si on tombe sur un téléspectateur qui bloque dès la première question, on sait d’avance qu’on aura perdu une minute pour rien… même s’il venait à retrouver par le plus grand des hasards la réponse à la première question au bout d’une intense réflexion, il n’aurait jamais le temps de répondre aux cinq suivantes. Bref…


Oui, comme vous pouvez le constater par l’absence totale de voyants au vert au-dessus de la question, le téléspectateur a complètement fait l’impasse sur la première question. Par conséquent, l’animatrice a meublé la minute comme elle le pouvait…

Total : 14,5/20

La mécanique de Le coffre (jeu de mots !) est particulièrement intéressante, avec son système de négociateurs et de réponses qui peuvent être « achetées » par les candidats ; ce qui en fait en outre la principale spécificité de ce jeu et justifie pleinement sa découverte, étant donné qu’il s’agit à ma connaissance d’un principe qu’on n’a pas beaucoup vu en dehors de cette émission-là.
Et en soi, les éléments que je lui reprocherais restent globalement assez mineurs ; toutefois, à force de relever ça et là des points qui auraient pu être mieux faits, on s’aperçoit que ce concept manquait encore légèrement de peaufinage : la première manche un peu moins rythmée, la gestion des intervenants téléphoniques, le jeu spectateur… rien n’est mal fait dans ce jeu, mais ce n’est pas non plus exécuté de façon tout à fait optimale non plus.
Ce qui est un peu dommage, mais qui n’enlève pas à ce jeu le fait qu’il vaille clairement le coup d’oeil (par conséquent, en version anglaise, faute de version française disponible…) ; et que si d’aventure les diffuseurs tentaient de lui redonner une chance, je m’y replongerais très certainement avec plaisir.

La prochaine fois, nous parlerons d’un autre jeu dans lequel le métier des intervenants a son importance…

garsiminium

Enchanté, moi c'est garsim. Bienvenue sur mon blog, où je parle de différents sujets, légers comme moins légers.

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